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Les sénateurs choisissent les logiciels libres pour l'école

lundi 27 mai 2013

Contexte

Le gouvernement souhaite refondre en profondeur l'école publique et propose pour cela un projet de loi d’orientation et de programmation pour la refondation de l’école de la République. Parmi les différents textes proposés, un en particulier nous intéresse.

Les enjeux du logiciel à l'école

Le logiciel à l'école attise énormément les convoitises. Et pour cause, toute personne formée sur un logiciel préferera l'utiliser tout au long de sa carrière professionelle. Il suffit d'observer la politique de Microsoft avec son MSDNA (j'en ai longuement profité) qui permet à tout étudiant de pouvoir avoir, gratuitement et légalement, une version de tous les logiciels de Microsoft. Rien de tel pour influencer les futurs professionnels. Et, malheureusement, ça marche ! Faire le choix d'utiliser des logiciels libres revient à refuser ces pratiques purement commerciales qui vont à l'encontre des intérêts de l'école et de sa vocation: l'enseignement.

Les enjeux financiers

En plus de l'aspect éthique de l'enseignement, il y a l'aspect financier. Préférer le déploiement de logiciels libres peut, en fonction du choix des licences et des services, permettre de réaliser de réelles économies pour l'Éducation nationale. Et puis, il ne sera plus nécessaire aux parents de se ruiner pour permettre à leur enfant de faire leur travail du soir. Choisir le logiciel libre à l'école permet de laisser la liberté aux parents de choisir le logiciel qu'ils souhaitent avoir à la maison. Par contre, choisir un logiciel propriétaire impose aux parents de se munir de ce même logiciel s'il souhaite permettre à leur enfant de réaliser leur travail le soir.

Réaction de l'industrie du logiciel

Vous imaginez bien que le choix des sénateurs ne va pas dans le sens des industriels du logiciel. Le Syntec Numérique (syndicat professionnel représentant 1 200 entreprises du numérique) et l'AFINEF (groupe représentant une cinquantaine d’entreprises du secteur de l'e-education) réagissent violemment. Ils estiment que ce choix politique réduira la lisibilité à l'international des offres des industriels et que c'est de toute façon illégal et contraire au droit européen.

Pour l’April, il s'agit là d'une réelle avancée et applaudit vivement les sénateurs en espérant que c'est un début et que les logiciels propriétaires ne feront plus de l'ombre sur la richesse des offres en logiciel libre.

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